Tonight’s “other” first

Sure, tonight, the US will either elect its first female vice-president or African-American president, but apparently there’s been another “first” tonight.

CNN claims to be the first television network to air a live hologram.

That’s right. Just like Star Wars.

Reporter Jessica Yellin, in Chicago, checks in with host Wolf Blitzer in CNN’s New York studios.

The picture is choppy and grainy, but this is really quite amazing. I’m sure Blitzer’s reaction to the whole thing sounds a lot like reaction to early live television.

Kudos to CNN for their amazing use of technology in coverage of this election – first with the Magic Wall and now this.

Update: Apparently technology is not quite there yet. A great example of TV trickery. Don’t believe everything you see.

Best lead ever

Peter Mansbridge leads off The National (Nov. 3, 2008) with a truly honest assertion. He basically tells viewers there is absolutely nothing new to report about the U.S. election race.

It would be just about impossible at this point to say anything about this race that hasn’t been said before… at least several hundred times.

So true.

J’ai peur de Facebook

Facebook, ce n’est pour moi qu’une source d’inquiétudes.

Certes, il est plaisant de jeter un coup d’œil aux photos de ses amis (et de ses connaissances lointaines) en fête samedi dernier ou en voyage à Cuba.

Mais suis-je le seul à ne pas vouloir me faire voir dans de telles situations?

Je me suis rendu compte récemment que mes amis qui figurent dans mon réseau  pouvaient avoir accès à toutes les photos prises de moi depuis ma petite enfance. Bon, j’exagère, mais pas de loin.

Depuis un certain temps, j’ai supprimé la fonction « photos » de Facebook. De cette façon, que l’on soit mon ami ou non, on n’aura jamais accès à mes photos (désolé).

Il y a quelques semaines, après m’être installé à Montréal, je me suis joint au réseau de la ville (question de mettre tout le monde à jour de façon super impersonnelle). Simple comme bonjour.

Sauf en faisant ce changement, mes paramètres de compte ont retombé aux normes établies par Facebook (de façon à ce que tout le monde puisse voir tout, genre).

Je ne vois aucun problème à ce que la majorité de mes amis voient mes photos. Par contre, j’ai des anciens employeurs dans ma liste d’amis, question de tenir les liens (ce qui m’a déjà été utile dans le passé, d’ailleurs). Ça va sans dire qu’il y a des photos dans lesquelles je suis taggué dont je ne suis pas tellement fier.

« Mais tu peux te détagguer, » vous me dites? Tout à fait, mais je n’aime pas être « à l’air » sur Internet de cette façon. On est en 2008. Ce n’est plus seulement un petit segment de la population qui est branché.

Bref, soyez prudent. Checkez vos settings.

Sur un air des Cowboys


Il est plaisant, parfois, d’avoir un déjà vu.

Et c’est justement ce que les Cowboys Fringants ont eu la semaine dernière, en se livrant pour la deuxième fois depuis un mois au lancement d’un nouvel album.

Sur un air de déjà vu n’est toutefois pas un retour à l’autre nouvel album. Il s’annonce dès la première piste plus jovial que L’expédition, dans les bacs depuis le 23 septembre.

Cette première pièce, intitulée Chanteur pop, sert à distancier d’entrée de jeu les Cowboys d’une catégorie dont ils font sûrement partie. Celle des stars.

Motel Capri, Break syndical et La Grand-messe successivement en 2000, 2002 et 2004 ont fait des Cowboys rien de moins qu’un groupe pop. Ce n’est pas un reproche. Juste une remarque.

On ne peut pas qualifier autrement un groupe dont les succès tournent coup sur coup à la radio, qui se mérite des prix Félix et dont les vidéoclips se classent régulièrement sur le palmarès de MusiquePlus.

En revanche, la formation dont les racines sont à Repentigny a toujours su se tenir loin de la norme pop. Le violon et l’accordéon sont toujours aussi audibles aujourd’hui qu’il y a dix ans.

Et c’est dans ce contexte que paraît Sur un air. Forts de la parution de L’Expédition (un album décidemment posé), les Cowboys se devaient de lancer cet opus rythmé qui porte sur des thèmes dont la vie au cégep, des personnages curieux et les régions québécoises, le tout parsemé de rimes qui font sourire.

C’est du Cowboys quintessentiel, quoi (notons aussi le passage de Jipi et Gina!).

L’auteur-compositeur-guitariste du groupe, Jean-François Pauzé, a expliqué au quotidien La Presse à l’occasion de la sortie de L’Éxpédition qu’il avait proposé aux autres membres 29 chansons pour ce disque. Le groupe a donc décidé d’y aller d’un album plus officiel, suivi d’une collection de « semi B-sides ».

J’avoue qu’il y a des pièces sur l’album qui ressemblent à des rejets et des expériences, dont Döner au suivant et Le blues d’la vie. Mais somme toute, Sur un air est un album qui se tient debout tout seul. Comme Break syndical sans Mon chum Rémi et peut-être Toune d’automne.

Jean-François, Marie-Annick, Karl et Jérôme confirment sur ce disque qu’ils sont toujours le même groupe de fêtards âgés de 18 ans et non seulement les trentagénaires informés qu’ils incarnent sur L’Expédition. Ils ne sont pas non plus juste un groupe pop.

Sur un air est maintenant en vente sur iTunes et sera en magasin à la mi-novembre.

P.S. Écoutez 1994 et confirmez mon hypothèse que c’est une semi suite à Banlieue.

P.P.S. Chapeau au groupe pour le clin d’oeil à l’Acadie dans la chanson titre de l’album. Même si n’est que pour nourrir des clichés.

Être journaliste

Patrick Lagacé est bon.

Il est bon parce que son esprit critique et créatif ne cesse jamais de m’émerveiller. Les chroniques quotidiennes qu’il signe dans La Presse peuvent passer du coq à l’âne du jour au lendemain, sans jamais lâcher le style qui lui est propre.

M. Lagacé est bon parce qu’aujourd’hui, il signe une chronique qui traite du domaine du journalisme. Il est clair (et on ne cesse de le répéter dans les écoles de journalisme) qu’on ne confère pas à ce métier la plus haute estime.

Sa chronique d’aujourd’hui conjugue au présent des idées tenues depuis longtemps à l’égard des journalistes par le biais d’une anecdote qui fait sourire.